fbpx

« Je me sens à ma place »

Karine est mère de trois grands enfants (22, 19 et 15 ans). Avec Valerie Warnet, elles se connaissent depuis toujours. En 2013, elles ont créé Familia, une association d’aide à la parentalité. Un tournant dans la vie de Karine !

Evolia : Karine, quelles formations as-tu suivies avec Evolia ?
 
Karine : Je vais bien. Je me sens apaisée, comme si quelque chose c’était déposé en moi. Je me sens plus stable que jamais.

E : Pour quelle(s) raison(s) as-tu fait appel à Evolia ?
 
K :  C’est d’abord par le biais de Familia que je me suis formée. Ce projet, à l’initiative de Valérie, avait pour objectif de rassembler les parents. J’étais associée mais également la première adhérente. Je donnais mon avis en tant que parent. Valérie avait déjà créé le centre Evolia et elle venait animait des ateliers en tant que coach. Moi, j’étais là, au premier rang, et c’est à ses côtés que je me suis formée. J’ai également suivi l’initiation à la PNL.

E : Est-ce qu’un événement particulier t’a poussé à changer ?
 
K :  Je constatais que quelque chose n’allait pas mais je n’avais pas conscience que c’était un problème de communication. C’est en travaillant en groupe, lors d’un coaching génératif, que j’ai découvert que la relation avait une place primordiale. Je constatais que les relations avec ma famille n’étaient pas satisfaisantes malgré ma volonté de bien faire. J’étais désœuvrée. Les devoirs étaient un moment terrible pour tout le monde alors que j’y mettais de la bonne volonté et que c’était important pour moi. J’ai compris plus tard que ce n’était pas mon intention qui était mauvaise mais plutôt ma façon de faire. J’ai appris à être plus à l’écoute.

E : Comment tes relations ont évolué  ?
 
K :  Le plus important, pour moi, était que ça se passe bien avec mes enfants et bien sûr avec mon mari. La prise de conscience a été un peu douloureuse. Je me suis rendue compte que depuis des années, je m’étais trompée. Notamment avec mes enfants. Je me suis doucement rendue compte des situations qui ne me convenaient pas. Je n’avais pas encore les moyens d’y remédier mais je savais les repérer. J’ai appris à écouter et laisser sa place à l’autre pour une communication plus apaisée. Je progresse toujours. 

E : Quand tu es devenue mère, qu’est-ce qui aurait pu t’aider ?

K :  Quand j’ai eu mes enfants, je ne me posais pas la question. Je n’avais pas connaissance de tous ces outils. Aujourd’hui je regrette. Quand j’ai commencé à me former, mon fils aîné avait déjà 14 ans. Il entrait dans l’adolescence, ça m’a donc été très utile, mais j’aurais aimé pouvoir m’en servir plus tôt. Je pensais que certaines situations étaient sans issue. Je me suis épuisée jusqu’à faire un burn-out parental. Aujourd’hui on met des mots dessus mais à l’époque, ça n’était pas du tout reconnu. Je ne supportais plus rien et j’étais en colère. J’étais tellement mal que je ne pouvais même plus m’occuper d’eux. Je m’en suis beaucoup voulu. Il n’y a pas d’école de parents. Ce qui serait bien, c’est que les parents aient connaissance de ces soucis relationnels qui peuvent arriver dans la famille qui peuvent arriver à cause d’une mauvaise communication. 

E : Comment te sens-tu aujourd’hui ?
 
K :  Je me sens à ma place. Je n’ai pas besoin d’avoir quelque chose à dire pour être présente. Je m’accepte pour qui je suis. Je sais écouter et je sais être entendue. J’ai aussi appris à accepter qu’on ne pouvait pas tout changer. Ni les histoires, ni les caractères. J’accepte la relation pour ce qu’elle est en toute sérénité.

Partagez cet article